A Breendonck, en 2017

Ce 20 septembre, comme de coutume, je me suis rendu au Pèlerinage de Breendonck.

Année après année, on pourrait penser que s’installe une sorte de routine, dans l’acte comme dans la pensée, mais c’est l’inverse qui se produit.

Le temps qui passe alourdit nos pensées et amenuise nos espérances.

Certes, il ne s’agissait pas d’attendre le confort de l’habitude mais de vouloir croire aux lendemains meilleurs.

Alors, nous avons compté sur les vertus pédagogiques de la connaissance pour confirmer le « plus jamais cela », nous avons transformé le respect du aux morts en morale de la vigilance, nous avons cru en la prévention possible de l’horreur, nous avons tenté de dépasser la rhétorique de la compassion, nous avons parfois cédé au narcissisme pour maintenir notre indignation, d’aucuns se disputent encore leur part du marché de la victimologie, …

Ce 20 septembre, entre Breendonck et l’état du monde, entre l’écho des souffrances d’hier et le vacarme des douleurs d’aujourd’hui, je ne sais plus comment appréhender les drames ni comment  encore espérer en la possibilité de les contrer.

Mais cela ira mieux demain ………….

 

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