Service civil: un concept sans cesse réinventé, jamais concrétisé

Cette fois, ce sont les émeutes bruxelloises qui sont prétextes à reparler du service civil.

Ce qui est proposé aujourd’hui à l’attention des jeunes casseurs et autres jeunes délinquants, c’est un service civil volontaire visant ceux que la Justice condamnera avec, éventuellement, la création d’un jury qui autoriserait – ou non – le justiciable à adhérer à un tel parcours.

 Je n’y suis certes pas opposé, mais il me plait de rappeler qu’en charge de la Défense, sur ma proposition, le Conseil des Ministres a pris acte, le 20 avril 2007, d’un projet d’arrêté royal instituant un service volontaire d’utilité collective.

 Cette proposition avait notamment pour but de développer les potentialités individuelles et collectives, ainsi que l’esprit de solidarité. Il s’agissait de favoriser un brassage permettant à des jeunes venus d’horizons divers (puisque ce service était ouvert aux ressortissants de toute l’Union européenne) de faire connaissance et de se mettre au service de la population, tout en bénéficiant d’un encadrement de qualité.

La formation aurait eu pour but de développer l’esprit civique, les relations humaines, les capacités d’adaptation, les aptitudes sur le plan sportif, etc.

 La protection sociale resterait assurée et le service serait effectué au sein de la Défense ou, par exemple, au Mémorial de Breendonck, le but étant une forme préventive d’apprentissage à la citoyenneté.

 Ce dont on parle aujourd’hui est une mesure sans doute louable, mais qui intervient… après, à savoir au temps de la condamnation et de la répression au même titre que les peines d’utilité publique.

 Ne vaut-il pas mieux prévenir que tenter de guérir ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *