Le 1er mai : Une fête, un combat

SOUVENONS-NOUS de celles et ceux qui en 1886, à Chicago, luttèrent pour la journée de huit heures et y perdirent la vie. C’était un 1er mai.

Souvenons-nous des filatures de la ville de #Fourmies, en France, et de leurs « forçats » fusillés en 1891. Certains n’étaient que des enfants. C’était un 1er mai.

Souvenons-nous de la répression sanglante des manifestants de #Sowetoen 1950. Eux qui voulaient la liberté et la fin du régime d’apartheid sud-africain. C’était un 1er mai.

Souvenons-nous de tous ceux qui en 1960, à Paris, en appelaient à l’union des travailleurs et à la paix en #Algérie. C’était un 1er mai.

Souvenons-nous des #barricades, du sang et des larmes. Souvenons-nous du lourd tribut payé par nos ainés.

Souvenons-nous de l’esprit de #solidarité des artisans de toutes les luttes sociales. Continuons de faire vivre et de célébrer cet esprit : lui seul est porteur d’espoir et de progrès.

Les femmes et les hommes qui, chaque 1er mai, en Belgique ou ailleurs, défilent dans les rues, portent l’héritage de ces combats et de bien d’autres encore.

Ils nous rappellent, par leur présence, les #sacrifices consentis par celles et ceux qui, de par le monde, ont choisi ce jour pour faire valoir nos droits et pour les protéger coûte que coûte.

Non ! Le 1er mai n’est pas PÉRIMÉ, pas plus qu’il n’est RINGARD. Cette journée représente, au contraire, l’occasion d’actualiser les luttes d’hier et de dire aux jeunes générations (aux moins jeunes également) que rien n’est jamais acquis – la démocratie pas plus que le respect ou la justice.

Le 1er mai est une FÊTE : celle du #travail ; celle des travailleuses et des travailleurs dans leur diversité. C’est aussi un jour de soutien et de revendication pour nos LIBERTÉS : liberté de se réunir et de manifester ; liberté de faire entendre sa voix dissidente ; liberté d’être syndiqué ; liberté de faire grève ; liberté de pouvoir concilier temps de travail et temps de loisir…

Ce sont ces #libertés que l’on FÊTE aujourd’hui ! Elles ne sont ni RINGARDES ni PÉRIMÉES ! Nous devons les défendre avec force et courage pour qu’elles soient encore respectées demain.

La mobilisation de chacun s’impose d’autant plus que le contexte général est à la #précarisation, à la #privatisation, à la casse sociale – que ce soit dans la petite enfance, les soins à domicile, la protection des chômeurs, des malades, des
étrangers et de tous les précaires.

Incontestablement, la menace est là ! Voici pourquoi le 1er mai est plus que jamais d’actualité !

Ne cédons pas aux sirènes mortifères du repli sur soi. Poursuivons l’engagement #citoyen de ceux qui nous ont précédés. Suivons leur exemple et soyons dignes de leurs combats.

Excellent 1er #mai 2018 à toutes et à tous !

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