Juste un peu de respect

Il y a les terribles violences  des guerres, des catastrophes naturelles, de la maladie, ….

Et souvent, un grand sentiment d’impuissance

Et il y a aussi les petites violences du quotidien, certaines passent vite, se noient dans la masse, on décide l’indifférence ou l’on passe à autre chose mais il en est qui marquent, qui percolent, qui blessent alors qu’un peu de respect ou d’intelligence auraient pu les éviter.

J’ai en exemple ces derniers jours, un collaborateur de presse cumulant plus de 40 ans de bons et judicieux articles et informations à l’attention de 4 quotidiens, reconnu Citoyen d’Honneur de la Ville de Nivelles, notamment, et que l’on vient de jeter, tel un kleenex, sans crier gare.

Pour se débarrasser de quelqu’un, une série de formules naviguent entre tentative d’élégance et ironie : on licencie, on congédie, on remercie quelqu’un. La décision s’accommodant généralement d’une bonne dose de lâcheté, il arrive qu’on délègue à la voie postale et au silence radio qui s’en suit, la mission d’informer l’intéressé qu’il a cessé d’intéresser.

Jacques Davoine, fidèle correspondant de presse, vient d’être écarté de la liste des correspondants de presse de la Ville de Nivelles…

Certes, l’âge l’a rattrapé, quelques soucis de santé aussi, mais le cœur et l’esprit sont encore bien vaillants et toujours aussi bienveillants. Il souhaitait rester au service de sa région, de l’information, de la proximité.

Il méritait – comme bien d’autres – le respect du à sa longue carrière, à la qualité de son investissement pour sa ville et sa province, il méritait considération.

Un peu de respect et de « bonne manière »  eurent suffit à éviter la blessure, mais bien sûr, on n’y a pas pensé…

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