À contre-courant et en résistance, la Fédération Wallonie-Bruxelles ré-internalise ses activités de nettoyage

J’ai le plaisir d’annoncer qu’à compter de ce 1er février, le nettoyage des locaux d’une des principales implantations administratives de la FW-B (le bâtiment de l’Avenue du Port à #Bruxelles) sera entièrement assuré par des membres du personnel de la Communauté française. Les prestations s’effectueront dorénavant en journée, durant les heures conventionnelles d’occupation des locaux. Le but est ainsi de favoriser la reconnaissance des tâches accomplies par le personnel de #nettoyage, mais encore de renforcer les liens entre tous les agents du Ministère quelles que soient leurs missions. Le bien-être des personnels est un enjeu majeur et une priorité. Ici comme ailleurs, nous avons besoin d’engagements et d’actes concrets… pas seulement de mots !

Ré-internaliser les activités de nettoyage au sein du Ministère de la #FWB, c’est aller à contre-courant du dogme de la privatisation à tout va. Un dogme qui précarise les travailleuses et les travailleurs. Un dogme qui, chaque jour, sape un peu plus nos services publics. Face aux sirènes de la sous-traitance, j’ai choisi de défendre une vision progressiste. Celle-ci lie responsabilité sociale et renforcement de la qualité des missions opérées par la Communauté française. Le gain s’annonce important pour l’employeur, pour les travailleurs, mais aussi pour l’ensemble des citoyennes et des citoyens qui font appel à nous.

Dans le secteur du nettoyage industriel, la précarité est trop souvent de mise. Les temps partiels non désirés sont majoritaires. La flexibilité et la disponibilité demandées aux travailleurs (principalement des femmes, d’ailleurs) ne sont pas reflétées dans les conditions salariales. Les horaires de travail, très tôt le matin ou très tard le soir, sont peu compatibles avec une vie de famille. Et même si les abus les plus flagrants ont diminué, les emplois de qualité restent rares. Le personnel, fréquemment constitué en une « armée de l’ombre », en souffre ; les prestations aussi. C’est pourquoi j’ai fait en sorte qu’en Communauté française, nous mettions en cohérence les paroles et les actes.

Désormais, six personnes – plus un responsable d’équipe – assureront l’entretien du site administratif. Elles disposent, d’ores et déjà, d’un contrat à temps plein et auront l’occasion d’accomplir des tâches moins répétitives que le simple nettoyage, donc plus valorisantes. La motivation en sera augmentée.

L’internalisation des activités de nettoyage constitue un atout majeur pour notre institution. D’une part, les coûts sont réduits, car le travail nocturne est plus onéreux. D’autre part, elle offre une réponse efficace à l’exigence de propreté : salles de réunion et sanitaires sont nettoyés tout au long de la journée. La qualification des personnels, de son côté, s’en trouve accrue, dans la mesure où les formations peuvent avoir lieu durant les heures ouvrables. Enfin, les réalités du marché de l’emploi dans ce secteur sont mieux prises en considération, via la stabilité professionnelle offerte aux travailleurs. Lesquels bénéficient également de possibilités d’évolution au sein de l’institution.

En somme, la plus grande motivation des agents d’entretien, rendue possible par cette internalisation, permet d’améliorer la productivité et le bien-être au travail de tout le personnel. C’est ici mon souci principal et celui du Gouvernement de la Communauté française.

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