Soutenir les Postiers, c’est notre devoir

Je me suis rendu  à 4 heures, ce matin, au centre de tri de Mont-St Guibert.

Par ce geste, j’ai souhaité montrer concrètement aux travailleurs qu’ils ne sont pas seuls, qu’une partie du monde politique, en l’occurrence le PS, les soutient.

Au Parlement européen, où se joue le sort des postiers, les députés socialistes ont voté NON à la libéralisation de la Poste.

Ces derniers temps,  les travailleurs n’ont pu que constater la détérioration de leur statut, la dégradation de leur situation professionnelle et les mécanismes s’accélèrent.
Le public, le client, quant à lui, enregistre semaine après semaine, la fermeture des bureaux de poste auxquels il faisait confiance et qui lui rendait quantité de services et s’inquiète de l’évolution des choses.

On ne peut tout quantifier, tout convertir en euros ou en dollars, on ne peut tout sacrifier au nom du capitalisme et de l’argent-roi. La vraie richesse de la Poste, c’est son capital humain, et un capital humain, cela se respecte plus que n’importe quel autre !

Il faut que cesse les effets pervers du « tout à l’économie et aux profits » au nom de la libre concurrence. La majorité libérale a bien sûr, massivement entériné ce projet.

Il faut que les managers, venus d’ailleurs et rémunérés autrement, apprennent à reconnaître le rôle social des facteurs et à le considérer non pas comme une charge mais comme une valeur ajoutée.

Il faut que cesse cette politique du « tout au profit » qui ne profite qu’aux plus nantis, au mépris de ceux qui n’ont eu de cesse de s’investir pour un service de qualité, de proximité, de nécessité sociétale et qui sont prêts à continuer à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Je suis profondément convaincu qu’il n’est pas indispensable de convertir un homme en n° matricule, ni de lui imposer un chronomètre pour qu’il soit rentable. Je suis convaincu que c’est l’intelligence sociale et le respect de la dignité humaine qui réalisent les meilleures gestions et les meilleurs profits pour l’ensemble de la société. Je suis convaincu qu’il n’est pas indispensable d’être côtés en bourse pour que tourne le monde.

André Flahaut

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